CENDRIER Etienne

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    Né en 1967, Etienne Cendrier se définit comme peintre, sculpteur, dessinateur et performeur avec une prédilection pour les portraits, les nus, les ciels et la flore. Mais «Je suis dessinateur avant tout. J’ai commencé par dessiner au trait, puis grâce à la peinture, j’ai progressivement dessiné en volume au graphite, au fusain, au pastel et même au bic. Mes sujets sont les gens – portraits, visages inventés, corps, fragments de corps – très figuratifs – et aussi les ciels. Les ciels grâce à la couleur m’ont tour à tour entraîné du descriptif à l’abstraction.» nous dit-il.

    Des galeries de Paris, Varsovie, Genève, Minneapolis ont présenté son travail. Certaines pièces se retrouvent aussi dans les collections Londoniennes du British Museum et du Victoria and Albert Museum Library, à New York chez Whoopi Goldberg ou à Paris chez Agnès Jaoui…
    Il a obtenu les prix et récompenses suivants : Prix de la Ville, Salon de Barbizon, 1991 – Prix du Portrait, Paul-louis Weiller, 1995.

    Aujoud’hui, l’artiste vit et travaille principalement à Paris. Il enseigne le dessin et la morphologie à l’université de Valenciennes.

  • ARTE Journal – 2013 par Cécile Magne

    «Les visages d’Etienne Cendrier sont puissants et frontaux. Ils nous regardent à la galerie Samagra, dans son exposition Opus Manus. »Est-ce que ce sont des photos ? Est-ce que ce sont des dessins ? » Même les photographes s’y trompent. Les portraits d’Etienne Cendrier séduisent autant qu’ils troublent. Ce sont bien des dessins, réalisés au crayon de papier ou au fusain. « Ces visages n’existent pas en réalité. Ils sont comme des kaléidoscopes d’inventions, de souvenirs, et au final ils sont aussi matériels que des personnes existantes ». Etienne Cendrier ne se définit pas comme un dessinateur hyperréaliste. « Je n’ai rien contre la photo, mais la rétine est autrement plus subtile qu’un objectif photographique, il suffit d’entraîner ses yeux, sa main et d’essayer d’être au plus près de ce qu’on voit quand on regarde ». De fait, c’est bien la présence de ses modèles imaginaires que l’on ressent, lorsqu’on les approche. La présence de leur créateur aussi. « Quand on fait un portrait à la main, on influence, on choisit davantage ». Etienne Cendrier aime aussi se jouer des genres. Ses portraits côtoient ses ciels aux pastels, et un bestiaire imaginaire, issu de ses espiègles crayons. « On m’avait demandé : vous n’avez pas envie de faire un peu le fou, de vous laisser aller ? L’idée est partie de là. Souvent dans mes lettres je dessine plutôt que d’écrire, j’ai pris pour base des dessins que j’avais faits en guise de cartes postales de vacances pour mes enfants ». Il réalise aussi désormais des sculptures en cire.»

     

    PRATIQUE DES ARTS – Hors série 2018

  • Performance « Maker Faire Paris » – vidéo de Franck EDON – nov 2018 

    « Autoportrait » – film de Christine SUMI – 2015